Helen Tolbert: Partage des bienfaits du yoga

Helen Tolbert

Au début des années 50, douleurs et stress ont amenés Helen Tolbert sur le chemin du yoga. Jouissant d’une réussite professionnelle dans un emploi de niveau supérieur en entreprise, elle avait néanmoins besoin de soulager des douleurs chroniques aux épaules et au cou. « Un physiothérapeute m’avait suggéré de faire plus d’exercices, mais les appareils empiraient la situation. Après avoir fait quelques recherches, j’ai décidé d’essayer le yoga. »

Cet auteur, en tant que professeur de yoga, a eu la chance d’être témoin de l’évolution d’Helen pendant les premières années de sa pratique. Motivée par un besoin réel, forte d’une discipline qui l’avait menée loin dans sa carrière, la pratique d’Helen s’est développée. Elle a suivi des cours privés en plus des classes régulières. Avec le temps, de façon naturelle, les résultats sont devenus clairs : son hypertension artérielle a diminué jusqu’à la normale, les douleurs aux épaules se sont atténuées, et sa taille a même augmentée d’un demi pouce.

D’autres résultats se sont aussi révélés, spontanément : « Je suis devenue plus consciente de moi-même. Quand j’étais stressée, je pouvais en examiner la cause, et m’adapter à la situation sans que cela s’intensifie. J’ai commencé à explorer la philosophie, à lire des livres tels Iyengar’s Light on Yoga. Je suis devenue végétarienne, suivant l’expression ahimsa, de non-violence. Cela a aussi aidé mon taux de cholestérol! »

Comme sa pratique de yoga s’approfondissait, Helen s’est tournée vers la rigueur du système Ashtanga, et a étudié avec Nicholas Adeline. “Du point de vue ayurvédique, cela s’adaptait bien à ma nature kapha. J’ai reçu beaucoup de support de mon professeur afin d’exercer cette pratique exigeante de façon correcte. » Et puis, un problème majeur est intervenu : le cancer. Yoga – asanas, méditation, pranayama; philosophie et style de vie – sont devenus les piliers pendant le processus ardu de la chimiothérapie et de la radiothérapie. « J’ai exercé une pratique modifiée de l’Ashtanga durant la majeur partie de cette période, sauf pour une période de deux mois quand une infection s’est installée et m’a rendue trop malade. »

Helen a donc pris une retraite anticipée de son emploi et suivi une formation de professeur de yoga Ashtanga avec Mark Darby, puis ensuite une formation en yoga thérapeutique avec Naada avec les professeurs Elizabeth Emberly et Sonia Osorio. Elle a ouvert un studio, Renaissance Yoga. Maintenant elle se concentre sur son programme de yoga thérapeutique, spécialisé dans les soins après cancer. « Le système médical peut faire des merveilles pour nous garder en vie face au cancer, » dit-elle, « mais quand les traitements sont terminés les gens ont encore de réels problèmes à faire face, tels la cicatrisation après chirurgie, les lymphoedèmes, les brûlures dues à la radiation, la dépression. J’ai passé à travers cette expérience, et ai trouvé tellement de soutien dans le yoga, que mon intention est de transmettre cela aux autres, en travaillant avec eux de façon individuelle, ou en petits groupes. »